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 Qi a dit ?

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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Mer 19 Nov - 12:44:37

durant la guerre d Algerie ?
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Mer 19 Nov - 12:54:58

NELSON :

NON pas celle d'Algérie

l'autre à laquelle j'ai participé ( = indice)
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Mer 19 Nov - 13:16:52

alors indochine
alors si c'est pas les haut gradé je vais commencer
par ceux que je connais car je suis pas un spécialiste des grades
alors un commandant ?
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ALOYS

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Mer 19 Nov - 14:24:52

bonjour Michaux :x1:

cela aurait-il un rapport avec le drame de la RC 4 ?
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Mer 19 Nov - 14:47:46

NELSON = NON pas un Commandant


:x1: ALOÏS = OUI
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ALOYS

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Mer 19 Nov - 21:27:11

pourrions nous donner ces parole à Bigeard ?
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Jeu 20 Nov - 12:28:33

salut michaux :x1:
un legionnaire ou un rouge
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Jeu 20 Nov - 12:57:32

:x1: ALOÏS = NON pas Bigeard

:x1: NELSON = OUI un Légionnaire (donc officier)
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Jeu 20 Nov - 13:05:14

en plus michaux j ai le souvenir que tu en a parler dans un de tes sujet ou tes message mais va le chercher dans le forum c'etait cette année que tu en a parler en plus

un lieutenant ?
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Jeu 20 Nov - 13:19:04

Je vais vous aider. Je donne des noms,
celui a rechercher est dedans.
Mais ne vous préc ipitez pas, relisez bien la question
et certaines de mes réponses à des questions.
voici les noms.

JEANPIERRE - MACE - BEUCLER - CHARTON - FORGET - SEGRETAIN -

LEFEBURE - TCHIABRICHVILLI - LEPAGE - BERTHAUD - MATTEI
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Jeu 20 Nov - 13:22:39

le Colonel LEPAGE
? michaux


si c'est lui ce soir je te met un intitulé sur c'est fait plus une carte du lieux avec differents appuis et emplacement legion
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Jeu 20 Nov - 13:35:32

Non NELSON, c'est l'AUTRE

LEPAGE, commandait le groupement Bayard, qui normalement devait
aller aider l'autre colonne qui avait évacué Cao-Bang.
et en fin de compte c'est la colonne de secours qui appellait
"au secours ".

Lis ceci calmemennt, et en réfléchissant, tu doit trouver le nom
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Jeu 20 Nov - 13:39:16

Colonels CHARTON
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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Jeu 20 Nov - 13:43:39

mattéi




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MessageSujet: Qui a dit   Jeu 20 Nov - 13:51:42

Et ben voilà, enfin tu a trouvé.
Je vais t"expliquer pouquoi ces paroles.

Le Lt-Colonel CHARTON, commandait la place de Cao-Bang. Quand il a reçu l'ordre d'évacuer la ville. Les civils français avaient déjà étés évacués par avion, de même que les comptables avec la solde, que les légionnaires
n'ont donc pas perçues.
Mais, il restait 300 civils vietnamiens dans la ville + 300 détenus dans les
prisons,de tout, voleurs, viets, etc...
Le Colonel avait bien prévenu le Général ALESSANDRI, qu'il emmenait les
civils avec lui (là il n'était pas question des prisonniers) et que si l'E.M.
refusait, il démissionnait illico de l'armée. Celà lui fur donc accordé.
Mais les 300 prisonniers ? Il les fit libérez et leur dit, voilà, allez ou vous
voulez, mais garez vous, car la citadelle va sauter. TOUS les prisonniers
le supplièrent de les emmener avec lui, AUCUN ne voulait retourner chez
les Viets. Bon d'accord leur dit CHARTON, mais vous débrouillerez seul.
et c'est alors qu'il dit c'est paroles, je crois adressées au Commandant
FORGET qui lui commandait le bataillon du 3 éme REI.
donc il a emmener avec lui près de 600 civils. Je suis occuppé à relire
le livre " mourir pour Cao-Bang " on ne sait pas ce que sont devenus
tous ces civils. A quelques Kms de son rendez vous avec LEPAGE, il y en
avaient toujours, mais quand les viets on vraiment attaqués, là ?????
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 0:03:03

je sais pas si j ai bon michaux voila la tiote carte que je t'es ecrie cette apres midi
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 0:04:51

la suite de la carte en zone de combat
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 0:08:53

Le drame de la R.C.4



Octobre 1950


L’été se poursuit en travaux divers : refaire
une route emportée par une crue, patrouilles et reconnaissances
dans les environs, instruction sur le nouvel armement, etc...


Ma compagnie reçoit un nouveau patron, un Lieutenant
qui n’a jamais vu un tirailleur de près, et avec lequel je m’aperçois
très vite que je n’ai pas beaucoup d’atomes crochus...Car sur les
détails de la vie courante il a des prises de positions qui m'exaspèrent.
Que sera-ce au combat ?... Par exemple, un jour où j’avais rédigé
sur le " cahier d’ordres " les instructions pour un départ le lendemain
matin pour une opération de deux jours, il me reprochera de ne pas
avoir précisé exactement la composition du sac à dos
et combien chacun devait emporter de chemises, chaussettes, etc... J’essaie
de lui expliquer que les tirailleurs ont en moyenne 10 ans de service et
qu’ils savent très bien ce qu’il y a à faire. Rien n’y fait,
je " l’envoie sur les roses ..." et je m’aperçois que je vais avoir
des problèmes avec un tel patron, ayant l’esprit d’un petit fonctionnaire
borné, timoré et vaniteux. Mes craintes seront justifiées
quelques semaines plus tard.

Le 15 Septembre, nous apprenons avec stupeur que mon ancien
poste de DONG KHE est à nouveau attaqué en force par les
viets. A mon départ, après l’attaque de Mai, c’est le 8ème
Thabor au complet (soit 4 Goums équivalent de 4 compagnies) qui
nous avait remplacés. Ils ont effectué beaucoup de travaux
de fortifications, grâce au ciment et aux barbelés qu’ils
ont reçu en quantité. Fin Août, début Septembre,
ce Thabor a été remplacé par deux compagnies du 3ème
Étranger. Sans doute a-t-on considéré que deux compagnies
de légionnaires, valaient largement quatre compagnies de marocains.

Quoiqu’il en soit, c’est l’alerte générale,
une colonne est formée à LANG SON avec deux Thabors et le
8ème RTM, tandis qu’un troisième Thabor est expédié
par avion à CAO BANG.

Contrairement à ce que nous pensons, il ne s’agit
pas vraiment d’aller porter secours aux légionnaires de DONG KHE.
De même, on ne veut pas non plus envoyer des parachutistes en renfort
à DONG KHE, dans la crainte de voir leur largage sérieusement
contré par les viets avec l’expérience du mois de Mai. Le
1er Bataillon Étranger de Parachutistes sautera finalement sur THAT
KHE où il renforcera notre colonne. On laissera les légionnaires
de DONG KHE disparaître après trois jours de résistance
héroïque.

En fait, la constitution de notre colonne, et le renforcement
de la garnison de CAO BANG, ne seront utilisés qu’à appliquer
le plan d’évacuation totale de la zone frontière de CAO BANG
jusqu’à LANG SON (mais ce but nous ne l’apprendrons que beaucoup
plus tard). Pour cela, la garnison de CAO BANG (avec le Colonel CHARTON)
doit filer vers le Sud, rejoindre DONG KHE, que notre colonne (avec le
Colonel LEPAGE) aura probablement repris (!).

Une très belle manœuvre d’Etat-Major qui a simplement
omis de prendre sérieusement en compte tous les renseignements du
2ème Bureau, faisant état de tout le corps de bataille viet
avec 30.000 hommes dans la région de DONG KHE, soutenu par les chinois.

Nous allons très rapidement nous apercevoir que
nous allons entrer dans la gueule du loup.

Donc pour nous, un peu en camion et beaucoup à
pied à marches forcées à partir de NACHAM nous arrivons
à THAT KHE où vient d’être parachuté le 1er
Bataillon Étranger de Parachutistes.

La colonne LEPAGE est maintenant au complet avec quatre
bataillons, mais pas d’artillerie. Nous ne savons pas exactement ce que
nous venons faire, puisque maintenant nous savons que DONG KHE est tombé,
et à part une demi-douzaine de légionnaires qui arriveront
jusqu’à THAT KHE, tout le reste de la garnison a été
tué (180) ou fait prisonniers.

Nous faisons quelques opérations autour de THAT
KHE, avec pas mal d’accrochages et nous sentons " qu’il y a du monde "
en face. Enfin, le 1er Octobre à l’aube c’est le départ pour
DONG KHE (30 km) qu’il faut reprendre...

Nous nous engageons colonne par un sur la RC4, dans la
montée vers le col de LUNG PHAÏ. Nous avançons " en
perroquet ". Chaque bataillon va occuper le plus rapidement possible une
portion de route et ses abords, puis est dépassé par un second
bataillon et ainsi de suite.

Les deux Thabors sont en tête de la colonne, nous
sommes en 3ème position, puis les paras ferment la marche. Après
le col de LUNG PHAÏ franchi sans incident, nous traverserons le sinistre
" boulevard de la 73/2 ", une gorge étroite enserrée entre
les rochers et la forêt, où une unité du Génie
(la 2ème Cie du 73ème Régiment) a laissé beaucoup
de " plumes " entre 1947 et 1949.

Quand c’est à notre tour de passer en tête,
nous arrivons assez vite dans la petite cuvette de NA PA à 3 ou
4 km de DONG KHE.

Ma compagnie qui était en queue du bataillon se
retrouve maintenant en tête par la marche " perroquet " qui fonctionne
également à l’intérieur de chaque bataillon. Nous
laissons passer les paras qui forcent l’allure. Si on peut arriver à
DONG KHE par surprise, ce sera merveilleux, mais ce silence autour de nous
est tout de même inquiétant.

1 km plus loin, les paras se trouvent nez à nez
avec un détachement viet. Il y a échange de coups de feu
et les premiers tués et blessés. Mais surtout l’alerte est
donnée partout, et le petit poste que j’avais si bien construit
en haut du piton Sud, ouvre le feu à son tour à la mitrailleuse.

Adieu l’effet de surprise ! Tout est bloquée et
comble de malheur, une compagnie de mon bataillon qui tenait une hauteur
à droite de la route est culbutée par une attaque viet aussi
brutale que soudaine. Il y a donc beaucoup de viets de l’autre côté
de la ligne de crête, ce qui nous sera confirmé par l’aviation
qui emploiera le terme de " grouillement de viets " ça promet !...

Un Thabor est envoyé pour réoccuper la hauteur
perdue, et pendant deux jours avec les goumiers puis avec les légionnaires
envoyés en renfort, ce sera une bataille acharnée dite de
NAO KÉO, au corps à corps, avec des
vagues viets successives attaquant en hurlant sans se soucier des pertes
effroyables qu’ils subissaient. Mais pour nous aussi le bilan sera lourd
et bien des camarades sont morts là-haut et y sont toujours...

Pour ma part, je suis toujours en réserve sur la
route et j’assiste au parachutage de deux canons de montagne, qui ne serviront
pas à grand chose et qu’il faudra détruire moins de 48 heures
après.

En fin de journée, je vois le Colonel LEPAGE qui
vient vers moi, et s’installe assis dans le fossé à mes côtés.
Il a l’air las et me dit " Mon vieux JAUBERT, qu’est-ce qu’il faut faire
"...

C’est vraiment le genre de question à laquelle
je ne m’attendais pas. Certes, il me connaissait depuis
l’affaire de DONG KHE en Mai 1950, mais de là à lui donner
un avis, alors que je n’étais que chef de section et simple exécutant,
et que surtout j’ignorais la réalité de la mission qu’il
avait reçue.

Devant mon étonnement, il m’explique : l’évacuation
de CAO BANG, dont la garnison avec des centaines de civils forment la colonne
CHARTON, qui se dirige vers DONG KHE, où nous devrions être
installés pour les attendre et les recueillir.

Mais DONG KHE est maintenant imprenable, avec nos seuls
moyens, alors que les viets sont tous rameutés sur nous et nous
attaquent durement.

CHARTON ne pourra pas aller bien loin sur la R.C.4, HANOÏ
lui dit d’emprunter une piste à l’Ouest de la R.C.4 qui rejoint
THAT KHE. Cette piste est bien marquée sur la carte, mais dans la
réalité ce n’est qu’un mauvais sentier. De toutes façons,
il est obligé d’abandonner et de détruire tout son matériel
lourd : véhicules, canons, etc...

Quant à nous, nous irons les attendre sur cette
piste à hauteur de DONG KHE...

Le Colonel LEPAGE me paraît un peu perdu. Il me
demande si je saurais aller au point de rendez-vous. Je réponds
" oui " alors que mes souvenirs ne sont pas très précis,
mais il faut partir plein Ouest sur environ 4 km.






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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 0:09:17

Me voilà baptisé " guide de la colonne ",
et je pars suivi d’une partie seulement des éléments, car
un Thabor reste en protection sur la R.C.4 vers le col de LANG PHAÏ,
tandis que les paras-légion, sont toujours sur le NA KEO à
se battre comme de beaux diables. Ils nous rejoindront tant bien que mal
plus tard. Les morts seront bien sûr abandonnés mais aussi
beaucoup de blessés, car pour transporter un seul blessé
dans ce terrain, il faut 2 équipes de 4 porteurs se relayant, soit
8 hommes en bon état. Or il y avait près de 100 blessés,
dont plus de la moitié devait être brancardée...

Le terrain que nous traversons, avec la colonne qui s’étire
derrière moi est très difficile. Une forêt épaisse,
des falaises, des rochers et une pente assez raide. Enfin, nous débouchons
sur une ligne de crête dégagée où une compagnie
de mon bataillon s' installe. En principe, elle doit attendre un Thabor
qui avait essayé de contourner DONG KHE par l’Ouest et qui fut assez
durement accroché.

Nous descendons, en allant toujours vers l’Ouest, et nous
arrivons dans un petit cirque rocheux, où se trouve une jolie source.
Le Colonel décide de s’y arrêter pour regrouper ses troupes.
Cette décision d’arrêt dans le cirque de COC XA allait nous
coûter terriblement cher.

Les viets nous talonnent, la 3ème Cie du Bataillon,
qui était installée en recueil, décroche à
la suite d’un malentendu et arrive un peu vite sur notre compagnie, ce
qui crée un certain flottement.

A ce moment, je vois avec stupeur le Lieutenant commandant
ma compagnie qui passe devant moi en courant suivi par quelques tirailleurs.
Une belle panique se prépare. Furieux, je me mets en travers de
la piste, fais des moulinets avec ma canne, frappe à droite et à
gauche et le mouvement s’arrête. Quelques coups de gueule envers
les chefs de section et les sous-officiers, chacun reprend ses esprits,
et je peux disposer la compagnie en position défensive. Ouf ! Je
m’aperçois que j’ai agi comme si j’étais le commandant de
Compagnie... Quant au " vrai " je l’apercevrai au P.C. du Bataillon et
ostensiblement je ne lui adresserai pas la parole.

Je ne l’ai plus jamais revu, car il a réussi à
passer, et donc à ne pas être prisonnier (c’est utile de courir
vite). Plus tard en, Algérie, dans la région de BATNA, j’ai
appris qu’il commandait un escadron de gendarmes mobiles, mais je n’ai
pas cherché à le voir. De son côté, il savait
que j’étais à TIMGAD et il s’est bien gardé de venir
me rencontrer.

Les deux Thabors et surtout les paras du B.E.P arrivent
très éprouvés sur la zone de regroupement, après
avoir subi de lourdes pertes.

Il faut tout de même songer à sortit de là,
car la colonne CHARTON arrive à notre hauteur avec pas mal de difficultés
et de combats incessants. Ils espèrent que notre colonne viendra
prochainement les rejoindre, et qu’avec nos forces réunies nous
pourrons aller à THAT KHE distant d’une douzaine de km à
vol d’oiseau.

Pour sortir du cirque de COC XA, il n’y a qu’une seule
sortie, un étroit défilé entre des falaises, et l’ennui,
c’est que les viets s’y sont installés avant nous. Une seule possibilité
: donner l’assaut et passer en force. Mais cela va inévitablement
se transformer en massacre.

L’attaque est fixée à 4 heures du matin.
Les blessés resteront sur place avec deux médecins pour s’occuper
d’eux. Le passage entre les falaises du défilé, étant
très étroit, les compagnies attaqueront en ligne l’une après
l’autre. Les paras du B.E.P attaqueront en tête, nous les suivrons,
puis ce sera le tour des goumiers.

A l’heure dite les paras s’élancent dans un feu
d’enfer, d’armes automatiques et de grenades. Les légionnaires tombent
comme des mouches, mais chaque compagnie gagne un peu de terrain.

Les marocains qui comprennent la dureté du combat
entonnent la CHAHADA, la prière des morts, chant rauque qui prend
aux tripes au milieu de ce déferlement de feu.

Et nous attaquons à notre tour. Le sol est jonché
de cadavres et de blessés, dont les cris de douleur résonnent
encore dans ma tête. De leur côté les marocains se mettent
à hurler de rage, frisant la folie meurtrière.

Le défilé est passé, les viets tirent
toujours mais avec moins d’intensité. Les compagnies qui sont derrière
arrivent à leur tour et cette masse hurlante va de l’avant jusqu’à
ce que nous nous apercevions avec les lueurs du jour, que nous sommes au
bord d’une falaise qui plonge dans un ravin très boisé. Sur
les hauteurs de l’autre côté du ravin la colonne CHARTON se
regroupe.

Chacun essaie de descendre comme il peut, en s’accrochant
aux lianes, aux branches, qui parfois cassent entraînant deux ou
trois hommes qui vont s’écraser au fond du ravin. C’est à
ce moment que je vois le Lieutenant des Transmissions du Bataillon, assis
sur un petit rebord rocheux, avaler consciencieusement le code secret radio...
(il aurait pu le brûler, cela aurait été moins indigeste...).

Enfin, nous arrivons en bas, pour nous apercevoir, que
s’il y a beaucoup de monde, il n’y a plus une seule unité constituée.
Nous sommes devenus un troupeau, certains ont perdu (ou abandonné)
leur arme, tous sont terriblement marqués par ce que nous venons
de vivre. Les officiers essaient de regrouper les gens appartenant aux
mêmes unités et doivent gueuler de bons coups pour remonter
la pente et aller retrouver la colonne CHARTON qui nous attend au sommet.

Pendant que nous remontons, les viets nous tirent comme
des lapins, car le terrain est assez découvert, et il y a de la
casse. Je rencontre le toubib du Bataillon, avec un éclat dans le
genou. Il ne peut plus marcher, j’essaie de le réconforter, car
on ne peut pas envisager un "brancardage". On sent trop venir le " chacun
pour soi "... Il me demande de lui laisser son pistolet, et de continuer.
Je ne l’ai jamais revu.

Je rencontre aussi mon camarade de promo, le Lieutenant
de LA ROCHEFOUCAULD, légèrement blessé, mais il peut
marcher, nous nous souhaitons bonne chance et lui aussi a disparu dans
la tourmente. Personne n’a su comment.

Enfin, ceux de la colonne CHARTON nous voient arriver,
mais au lieu des solides unités de renfort qu’ils espéraient,
c’est une foule d’hommes en armes, ou sans arme, affamés, apeurés,
qu’il va être difficile de réorganiser. Cette jonction n’est
pas faite pour relever le moral des uns et des autres.

Tous nos efforts de regroupement sont très difficiles,
car les combats continuent sur l’axe de marche. Un parachutage de vivre
et de munitions a lieu, mais la plupart des colis tombent chez les viets.

Le désarroi et le découragement s’ajoutant
à la faim, la soif et l’extrême fatigue, atteignent bien des
hommes. Un ordre insolite nous parvient (c’était sans doute le seul
possible) : " Par petits paquets, débrouillez-vous pour rejoindre
THAT KHE ". C’était le 7 Octobre. Que de choses s’étaient
passées en une semaine !...

Mon " petit paquet " se forme presque tout seul, car on
a repéré mes galons d’officier, ma carte et ma boussole...
J’ai une petite troupe hétéroclite de tirailleurs, goumiers,
légionnaires, et nous partons vers le Sud.

Certains de ces " paquets " tomberont tout de suite sur
les viets et il y aura des tués (comme le Cdt LABATAILLE) soit des
prisonniers (en particulier les Colonels CHARTON et LEPAGE).

J’ai la chance de pouvoir me glisser au fond de la vallée
où nous découvrons une petite rivière de 3 à
4 mètres de large, à l’eau claire, ce qui nous permet enfin
de boire et de boire tellement cette soif est pénible. Nous nous
fichons éperdument des sages recommandations de ne jamais boire
de l’eau non traitée ou non bouillie. Tant pis pour les amibes...
Par contre, après avoir bien bu, nous découvrons à
quelques mètres de là, des cadavres bien gonflés qui
baignent dans l’eau, mais le plaisir que nous avons eu d’étancher
notre soif, l’emporte sur ce spectacle peu ragoûtant.

Nous ignorons que sur les hauteurs qui nous séparent
de la R.C.4 le 3ème Bataillon Colonial de Commandos parachutistes,
qui a été parachuté sur THAT KHE, occupe la crête
en recueil de tous ceux qui errent dans la nature. Nous apercevons très
vite qu’il est pratiquement impossible de progresser de jour, car il y
a des viets partout. Dans ces conditions, nous nous cacherons le jour,
en mâchouillant pour tromper la faim, le cœur un peu gélatineux
des troncs des petits bananiers sauvages. Dès la nuit tombée,
nous nous mettrons en marche, mais il est bien difficile de progresser
sans bruit dans cette forêt épaisse. Aussi nous avançons
très lentement, et les viets ne décèlerons pas mon
petit groupe.

Un jour l’aviation qui a dû repérer un rassemblement
viet, dans l’étroite vallée où nous essayons de progresser,
et tout près de l’endroit où nous sommes cachés, vient
abondamment mitrailler la zone. Certainement avec succès, car nous
entendons beaucoup de cris et de hurlements divers. Ce n’est pas le moment
d’être découverts par les viets, car nous passerions un mauvais
quart d’heure. Mais tout se passe bien et nous ne sommes pas inquiétés.

Enfin, après 7 jours de marche harassante, nous
avons parcouru une bonne dizaine de kilomètres. Nous sommes épuisés
et affamés. Notre vallée s’élargit et nous arrivons
dans la plaine de THAT KHE que nous devinons au loin. Nous allons enfin
pouvoir manger, se laver, dormir...

Nous apercevons la route, la R.C.4, que nous avons emprunté
il y a une quinzaine de jours pour monter vers DONG KHE. Il y a une certaine
animation sur cette route, mais notre joie est vite réprimée,
car il y a des détails bizarres dans cette animation.

J’observe mieux à la jumelle, les petits postes
de surveillance autour de THAT KHE sont toujours là, mais il n’y
a aucun drapeau tricolore... Nous sommes effondrés en constatant
à l’évidence que ce sont les viets qui sont là, et
que THAT KHE a certainement été évacué sans
nous attendre...

Un rapide conciliabule pour constater que le prochain
poste important est au moins à 30 km, qu’il y a un fleuve important
à traverser et que rien ne dit qu’il n’est pas évacué
lui aussi (ce qui était vrai). Dans l’état de fatigue où
nous sommes, avec le ventre vide depuis une semaine, il est malheureusement
hors de question de pouvoir continuer.

Je décide de nous rendre à l’ennemi, mais
auparavant je fais démonter toutes les armes, disperser les pièces
dans la nature, ainsi que nos munitions, briser les jumelles, etc...

Puis, nous nous redressons et nous descendons droit devant
nous. Très rapidement, les viets arrivent : nous sommes prisonniers...
C’était le 14 Octobre 1950.
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MessageSujet: Qui a dit   Ven 21 Nov - 12:04:44

:x1: NELSON

Bravo et encore bravo

pour ta carte qui reprend bien tout

et le récit dans lequel tu a pu lire que la colonne

CHARTON emmenait avanec elle de nombreux civils.

Ni dans le livre "la RC4 " du Colonel CHARTON
Ni dans celui que je relis " Mourir pour Cao-Bang"
on ne dit ce que sont devenus tous ces civils.
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 12:09:48

MICHAUX a écrit:
:x1: NELSON

Bravo et encore bravo

pour ta carte qui reprend bien tout

et le récit dans lequel tu a pu lire que la colonne

CHARTON emmenait avanec elle de nombreux civils.

Ni dans le livre "la RC4 " du Colonel CHARTON
Ni dans celui que je relis " Mourir pour Cao-Bang"
on ne dit ce que sont devenus tous ces civils.

salut michaux :x1:

ah bah ça va alors si j ai bon avec la carte
bah pour les civil je suppose qu ils ont due passer de sale moment après

tiens j ai une question a te poser michaux
les khmer rouge existais déjà ? ou son venu après
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MICHAUX

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MessageSujet: Qui a dit   Ven 21 Nov - 13:34:43

Les Khmers rouges

Personnellement j'avais jamais entendu ce nom, bie que parait'il le

roi NORODOM SINAHOUK leur a attribués ce nom (c'étaient des

communistes) mais au Cambodge, je n'y suis allé qu'en mission, et

encore, je n' y suis resté que 24 H, mais même pas à Pnom-Penh.

Mais si sur Google tu tape " khmers rouge ru auras des renseignements.
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nelson

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MessageSujet: Re: Qi a dit ?   Ven 21 Nov - 13:48:43

MICHAUX a écrit:
Les Khmers rouges

Personnellement j'avais jamais entendu ce nom, bie que parait'il le

roi NORODOM SINAHOUK leur a attribués ce nom (c'étaient des

communistes) mais au Cambodge, je n'y suis allé qu'en mission, et

encore, je n' y suis resté que 24 H, mais même pas à Pnom-Penh.

Mais si sur Google tu tape " khmers rouge ru auras des renseignements.

je voulais savoir si il s'était déjà d'actualité a ton époque mais apparemment oui
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Qi a dit ?
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