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 Le nom de ce Général

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MICHAUX

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MessageSujet: Le nom de ce Général   Mer 18 Fév - 19:54:57

Qui est'il ? (Je n'ai pas vu son nom sur photo que j'ai prise, donc j'espère

qu'iln'est pas indiqué.


--------------------
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papy

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Mer 18 Fév - 23:40:46

Michaux
trop facile, je laisse aux autres
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nelson

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 12:12:42

salut michaux :x1:
pas facile pour moi
est t il general de legion etrangere
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MICHAUX

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MessageSujet: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 14:20:26

:Bonjour: PAPY - Merçi ,mais si personne ne troube, alors...


:Bonjour: NELSON; Légionnaire oh que oui, mais pas comme

commandant de la légion.

Un indce, il est décédé et est enterré à côté d'un autre offcier

légionnaire, lui très très connu.
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nelson

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 15:07:17

MICHAUX a écrit:
:Bonjour: PAPY - Merçi ,mais si personne ne troube, alors...


:Bonjour: NELSON; Légionnaire oh que oui, mais pas comme

commandant de la légion.

Un indce, il est décédé et est enterré à côté d'un autre offcier

légionnaire, lui très très connu.

:souirire: :souirire: :souirire: :souirire: :souirire:
c'est pas un indice ca l ancien c'est une autre colle :souirire: :souirire: :souirire: :souirire:
alors une autre question sur la photo il est general ???
a t il fait l agerie ?
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papy

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 15:33:38

Michaux
puisque tu m'autorise!! c'est le Général d'Armée Olié Jean.
Il a été sous les ordres du Colonel Rollet en 1928 comme lieutenant, était au RMLE de 43 à 45 en tant que Chef de Corps, Indochine et Algérie. Grand croix de la Légion D'honneur. Il fut même le Chef d'E-M personnel de De Gaulle, mais a quitté l'armée par 'convenance personnelle' voulant respecter et conserver intangible l'unité entre sa destinée et sa conscience personnelle'
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NENESS

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 16:24:32

Le colonel Fesneau, qui a été aide de camp du général Olié, a fait éditer en 1996 une plaquette dans laquelle est soulignée la forte personnalité et les services rendus par « Jean Olié, général d’armée ». Pensionnaire aux Invalides, il avait totalement perdu ses brillantes facultés intellectuelles et mentales. « Homme de foi, écrit son aide de camp, oblat de Saint-Benoît, le général Olié souffre sans se plaindre, et attend en soldat l’appel qui lui viendra un jour du Seigneur. » Cet appel est venu le 30 mars 2003 et ses obsèques ont été célébrées à la chapelle de l’École militaire le 1er avril, selon un cérémonial simple que le général lui-même avait fixé en 1970. Le général Gobillard, gouverneur des Invalides, a prononcé son éloge funèbre, avant que Jean Olié ne soit inhumé au carré de la Légion à Puyloubier, aux côtés du colonel Jeanpierre. Les lettres et documents conservés dans ses archives personnelles présentent un intérêt historique, dont fait état le présent article. Les écrits du général Olié, qui ne sont pas abondants, nous décrivent de l’intérieur ce que fut l’armée des années 1920 à 1960, sur laquelle il nous donne un remarquable et vivant témoignage


Fidèle à la tradition patriotique de sa famille (son père et ses oncles ont été tués à la guerre de 1914), Jean Olié fait partie de la promotion du Rif de Saint-Cyr (1924-1926). Dans un article de 1977, il évoquera ses souvenirs de l’École spéciale militaire : « Idéalisée par le sacrifice des anciens. Un engagement mystique nous liait à nos morts. Il nous faisait légataires de l’esprit Saint-Cyrien [...]. L’honneur intransigeant, le refus de toute médiocrité et de tout calcul, l’élégance morale et chevaleresque avec un brin de panache l’inspiraient. Notre style de vie ressemblait à celui d’un noviciat, son régime était rude [...]. En fait nous sommes tous fondus dans le même moule. Notre collectivité concilie l’esprit aristocratique – car nous devons tous appartenir à une élite – et l’égalité démocratique – car chacun a le même devoir. » Cependant, ajoute-t-il, « nous étions de nombreux camarades que consternait le manque absolu d’ouverture sur l’extérieur [...]. Cette parenthèse fermée, ce qui m’intéressait le plus c’était l’instruction militaire. Les qualités humaines du lieutenant Carolet, chef de section, lui valaient un légitime prestige [...]. Son exemple nous fit comprendre que l’autorité n’exclut pas l’amitié et nous fit sentir la portée du rayonnement [...]. Ainsi l’École – en dépit de certaines imperfections comme en comporte toute institution – nous a donnés à l’Armée aptes et déterminés à entreprendre ce pourquoi nous sommes faits [...]. Si Saint-Cyr venait à disparaître ou à être transformé de façon que son esprit s’efface alors il manquerait à la France quelque chose d’irremplaçable ».


Ce magnifique hommage au « Vieux Bahut » n’exclut pas la critique ayant trait à l’enseignement général. Son affectation à l’École comme sous-lieutenant instructeur lui donne l’occasion de recueillir l’opinion des instructeurs plus anciens sur « la politique générale, la dégradation de nos forces, la réduction des effectifs, la perte de prestige de l’uniforme, la lenteur de l’avancement, la modicité de la solde [...]. Pour moi, c’est la première rencontre avec le malaise des cadres, lointain écho aux plaintes de Vauvenargues et de Vigny ».


Lui-même prend la liberté de confier à ses camarades sa perplexité au sujet de la manœuvre tant offensive que défensive prévue par le RM II (Règlement). « À l’époque, le dogme de la toute-puissance du feu régnait sans partage ; son instrument était le couple infanterie-artillerie. En cherchant bien, je ne repère aucune recherche de la décision par d’autres moyens, encore moins aucun recours à l’audace stratégique [...]. Mes interlocuteurs, à l’exception de Carolet, se montrent étonnés et réprobateurs : cette doctrine était le Règlement, c’était l’enseignement fondamental de la Guerre qu’ils avaient faite ; c’était enfin la pensée du maréchal Pétain qu’ils vénéraient. »


La carrière d’officier d’Olié est ensuite partagée entre la Légion et les Affaires indigènes (AI). Il combat au Maroc dans les rangs du 4e RE en 1928 ; titulaire de deux citations, il est blessé en septembre 1933, et est affecté alors à la direction des Affaires politiques. Dans son texte de 1977, il rappelle l’enthousiasme qui fut le sien lors de son service au Maroc « joie d’appartenir à l’Armée d’Afrique, frivole d’apparence mais glorieuse à juste titre ; grandeur de participer humblement à l’entreprise lyautéenne qui avait rappelé à la nation le sentiment de sa mission civilisatrice ; prime expérience des réalités de l’initiative et de la responsabilité ; séduction du bled et de ses gens ; conquête de soi enfin [...].


« La Légion me prit entièrement comme le premier amour auquel un être demeure à jamais fidèle. Je devais y servir à plusieurs reprises [...].


« Maints métropolitains de stricte obédience considèrent les “Africains” avec la condescendance indulgente de l’aîné envers le cadet qui se laisse aller à des fredaines. En toute impartialité l’armée d’Afrique, solide et joyeuse, est une belle et noble école où l’énergie se forge durablement au feu de l’expérience. Ses souvenirs affluent à ma mémoire. Je m’y abandonne délibérément.


« Son exceptionnel recrutement de Nord-africains et d’étrangers lui confère originalité, combativité et valeur opérationnelle. Il va de soi que les liens unissant officiers, sous-officiers et soldats sont très forts. Dans une telle existence, les relations se fondent sur la confiance et l’estime réciproque. Les rapports hiérarchiques sont empreints d’un humour qui refuse de dramatiser ainsi que du sens du relatif qui remet choses et gens à leur vraie place. »







Suit un hommage à l’adversaire marocain et à l’œuvre de Lyautey.


« Ce métier dont j’avais rêvé est exaltant. C’est aussi la belle aventure que j’avais souhaitée. Il s’en élève un parfum à la fois âpre et grisant. Nous avons affaire à un adversaire valeureux, intrépide et fier qui veut défendre sa liberté. Il se bat avec acharnement. Vaincu après un ultime baroud – baroud d’honneur – sa soumission au Maghzen est scellée, dans un rite antique, par le sacrifice d’un taureau ou d’un chameau. C’est le couronnement de l’action militaire proprement dite conjuguée avec l’action politique des Affaires indigènes que je devais bien connaître : le dissident d’hier est devenu notre protégé et notre allié.


« Impériale réussite d’un maréchal de France de la IIIe République, l’application qui découle du principe du protectorat est conforme au généreux humanisme de notre pays. L’objectif final, plus ou moins éloigné, sera atteint lorsque l’évolution de l’État protégé lui permettra de se libérer de la tutelle de la Nation protectrice en accord avec celle-ci. Cette haute conception que Lyautey tenait de Galliéni, son chef au Tonkin et à Madagascar, donne son plein sens et sa véritable justification à notre action militaire au Maroc.


« Chacun s’enorgueillira d’appartenir à la grande équipe des pacificateurs, bâtisseurs et organisateurs de l’empire chérifien restauré et modernisé. »


Reçu major au concours d’entrée à l’École supérieure de Guerre, il est affecté à l’état-major de la 4e DI et cité en novembre 1939 pour des actions de reconnaissance en territoire allemand ; blessé et fait prisonnier en mai 1940, il s’évade immédiatement. Le général Huntziger le considère comme un « officier d’état-major de tout premier ordre. Actif, passionné de son métier, allant toujours au-devant des intentions de ses chefs, aimé de la troupe, s’imposant à elle par sa haute compréhension du devoir, par son sens tactique avisé et par sa magnifique attitude sous le feu ».


Après un nouveau séjour au Maroc, il devient chef du 3e Bureau de la Première Armée, puis chef de cabinet du général de Lattre. Il participe au débarquement de l’île d’Elbe avec l’échelon de tête qui est cloué au sol par le feu ennemi, puis à celui de Provence, avant d’avoir « l’insigne honneur d’être le chef du légendaire régiment de marche de la Légion, mon plus beau commandement [...] » Il suit les bataillons au plus près, payant sans cesse de sa campagne, le RMLE est « partout au premier rang des combats livrés par la 5e Division blindée, admiré de tous, recevant et assénant les coups les plus rudes, triomphant des résistances les plus acharnées au prix de sévères sacrifices ».


En 1946, Olié commande les territoires d’Agadir et les Confins algéro-marocains, puis dirige le cours des AI à Rabat en 1948. À la tête du Groupement autonome de la Légion étrangère à Sidi Bel Abbès en 1950, il est chargé par de Lattre de former les renforts pour l’Indochine.


Il est, en 1951-1952, adjoint du général Guillaume, résident de France au Maroc, puis dirige l’ESMIA de Coëtquidan en 1954-1955. De janvier à septembre 1956, il est commandant civil et militaire de Kabylie. Après un séjour au CHEM comme directeur des études, il revient en Algérie à la tête du corps d’armée de Constantine en août 1958. Il est chef d’état-major particulier du général de Gaulle en avril 1960. Chef d’état-major général de la Défense nationale en mars 1961, il est promu Grand Croix de la Légion d’honneur et nommé commandant en chef pendant le putsch d’Alger ; il donne sa démission en août et quitte le service le 1er novembre 1961.


Parmi les aspects peu connus d’une carrière très active, on retiendra les difficultés rencontrées lors de son commandement en Kabylie :


— il renonce à visiter les communes mixtes, après avoir constaté que les anciens combattants convoqués à cette occasion sont égorgés à leur retour dans les villages ;


— les groupes messalistes auxquels les Services secrets avaient confié des armes (Action K, dite Oiseau bleu), désertent le 1er octobre ;


— il doit ménager les commandants de division qui se trouvent sous sa juridiction (27e DIA et 7e DMR aux ordres des généraux Gouraud et Beaufre).


À son départ de Kabylie, la déclaration du ministre résident Robert Lacoste, selon laquelle il a su redresser la situation en quelques mois et obtenir d’importantes manifestations de loyalisme, apparaît prématurée. La sécurité en Kabylie ne sera rétablie qu’avec les opérations du plan Challe. La volonté du gouvernement de rétablir des préfets civils est sans doute à l’origine de cette relève précipitée.


Le commandement du corps d’armée de Constantine permet en revanche au général Olié de donner toute sa mesure. Alors qu’il avait été réservé sur le 13 mai 1958, il adhère totalement au plan de Constantine qui doit selon lui conduire à la défaite du FLN, et travaille de confiance avec l’équipe Challe-Delouvrier. Lorsque le ministre des Armées Guillaumat lui propose en avril 1959 de devenir chef d’état-major de l’Armée (Terre), il décline cette offre dans une lettre du 16 avril :


« L’affaire algérienne est l’affaire nationale essentielle. Dans cette perspective la mission du corps d’armée de Constantine est la plus difficile [...] c’est une lourde responsabilité civile, militaire et politique [...].


« Je suis remplaçable, mais pas avant un certain temps. Je suis sûr de la confiance du général Challe et de M. Delouvrier. Après une nécessaire adaptation, je commence à avoir le contact, je puis faire sentir mon action sur les officiers, les fonctionnaires, la troupe et les populations [...]. Il est difficile de constituer une équipe [...] il faut y regarder à deux fois avant de la détruire.


« Il est certain que l’Est algérien se pacifiera, il faudra encore du temps. La période des grandes difficultés s’étendra jusqu’à l’été 1960. »


La nécessaire continuité du commandement est ainsi la première raison de son refus ; la seconde est qu’il n’est pas qualifié pour ce poste, n’ayant jamais servi à l’administration centrale.


Après avoir été chef de l’état-major particulier du chef de l’État, il succède en mars 1961 au général Ély [1] à l’état-major de la Défense nationale, et se rend immédiatement en Algérie. Il adresse au Premier ministre, le 26 mars un compte rendu pessimiste. Il constate une « perte de la confiance de l’armée dans le gouvernement et dans le commandement en général. [Certes], l’armée n’est pas hostile à la politique du général de Gaulle, [qu’elle interprète comme visant] une Algérie gouvernée par les habitants de toutes les communautés dans une étroite liaison. [Mais] le désaccord subsiste sur les moyens employés, l’absence d’une action dynamique de la part des autorités civiles ». L’inquiétude des militaires, qui seuls ont le contact avec la population du bled, concerne en particulier l’état d’esprit des milieux musulmans, qu’une « habile propagande », soutenue par « une presse néfaste et une information officieuse », persuade de la « victoire politique » du FLN et de « l’abandon » de la France. Dans cette ambiance défaitiste, « les musulmans engagés à nos côtés sont soumis à une intense propagande, non sans résultats. Il paraît nécessaire de réaffirmer avec force qu’ils auront une place de choix dans l’Algérie nouvelle ». En conclusion, le général Olié « demande que le général de Gaulle traite lui-même ce point délicat ». Pour nous qui connaissons la fin de l’histoire, il n’est pas besoin de souligner combien ce jugement est prémonitoire, tout en se faisant des illusions sur la politique qui sera suivie.


Moins d’un mois plus tard, le général Olié désapprouve l’aventure du putsch des généraux ; il estime qu’en cas de désaccord politique avec le gouvernement, un officier doit obéir ou partir. Nommé commandant en chef pour quelques jours, il accompagne M. Joxe dans un tour clandestin de l’Algérie. M. Peyreffitte a écrit dans C’était le Général qu’Olié dans l’avion était « vert de peur ». Cette information sur un officier qui, davantage que les civils qui l’accompagnaient, a fait ses preuves au combat, fait sourire. Il est sans doute plus exact de dire que confronté à la révolte d’une partie de l’armée dont il est le chef le plus élevé en grade, il était fortement inquiet, n’ayant rencontré que trois généraux pour soutenir le gouvernement : Fourquet, de Pouilly par discipline et Ailleret après avoir longtemps hésité (témoignage des officiers de son état-major de Bône).


Ayant repris ses fonctions de chef d’état-major général de la Défense nationale, Olié souligne « les illusions des putschistes », en même temps que « les défaillances des chefs » et estime qu’il faut « renouveler l’encadrement ». Mais il ne retrouve pas la sérénité, car il constate que des décisions graves sont prises sans que lui-même et les autres chefs d’état-major ne soient consultés. Il estime que les capitaines et les lieutenants ne doivent pas être sanctionnés. Il écrit à M. Debré, de qui il dépend, à plusieurs reprises.


Sa lettre du 22 mai 1961 confirme ses réserves. Des mesures délicates et essentielles : « l’élimination des officiers coupables, incapables ou irrécupérables, l’adaptation de l’armée à ses tâches prochaines, la valorisation de la condition militaire », sont prises sans consultation du haut commandement. Il n’a pas reçu le rapport du général Noiret sur les responsabilités des putschistes.


« Cette armée de 1961 risque de perdre confiance dans la nation et l’État, en elle-même et dans ses chefs. Elle comprend mal sa mission actuelle et ne connaît pas sa mission future... L’élimination de certains cadres pourrait être suivie de la démission des meilleurs éléments... Nos armées doivent être informées par leurs chefs. Il demande instamment que toute sa responsabilité soit redonnée au Haut Commandement. »




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NENESS

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 16:29:06

Dans une note personnelle du 8 juin 1961 à l’attention du Premier ministre, il revient sur le problème des sanctions. Il approuve la position prise par son adjoint le général Puget, qui s’oppose à la procédure accélérée et sans formalité prévue pour l’application des sanctions. Le cas de quelques dizaines d’exclusions ne justifie pas le recours à une procédure exceptionnelle, d’autant plus que la loi du 19 mai 1834 donne au ministre la possibilité d’éliminer tout cadre, sans convoquer un conseil d’enquête. Il donne donc un avis formellement défavorable et suggère que le général Noiret soit consulté.

Sa lettre du 14 juillet au Premier ministre constitue une remarquable synthèse sur l’évolution du conflit algérien. Elle souligne en particulier le déphasage entre les missions de l’armée et les données actuelles du problème algérien, ainsi que les responsabilités des gouvernements successifs. Elle mérite d’être largement citée.

Dans un rapide survol, le général Olié évoque la première période de 1954 à 1958 : « phase d’expériences et de tâtonnements. À côté des bandes de hors-la-loi, on découvre peu à peu l’organisation politico-militaire rebelle, ses structures, son emprise sur la population. On met au point les méthodes de lutte contre la rébellion... La conquête des populations est admise par tous – suivant les directives du gouvernement (je le souligne) – comme l’objectif fondamental.

« Cette phase est marquée en 1956 par la participation du contingent... ; dès lors la guerre d’Algérie devient une affaire nationale... Je dénonce personnellement alors l’engagement (voulu par le gouvernement) de l’armée dans le domaine politique et demande formellement qu’une sorte de “mobilisation civile” permette de remplir les tâches non militaires, non seulement de pacification, mais hélas de police, vers lesquelles le gouvernement engage l’armée, de plus en plus. Vainement.

« La seconde période va durer jusqu’en juin 1960. C’est celle de l’expansion, marquée par les espoirs d’option des populations en notre faveur après le 13 mai. Priorité fut donnée aux tâches de pacification. Pour reconquérir la population, on cherche à l’isoler et à la détacher de la rébellion. C’est l’époque des regroupements... des écoles et des dispensaires militaires, des crédits largement dispensés, de la création des autodéfenses, de la formation des responsables de villages, des centres de jeunes, etc. Simultanément l’étanchéité des barrages est assurée...

« L’unité d’action politico-militaire s’affirme par le duumvirat Delouvrier-Challe, nous atteignons le point haut de la courbe... On se rend compte, à Paris et Alger, que les fruits attendus ne sont pas mûrs, parce que la rébellion est encore trop forte et fait encore planer la peur sur les populations que nous voulons rallier. Priorité est alors donnée aux opérations tandis, que, toujours suivant les instructions du gouvernement, l’effort de pacification par l’armée est accentué. C’est une époque de dynamisme militaire : celle du plan Challe où de puissantes opérations sont montées en cascade par d’importantes réserves générales... cependant que l’OPA est traquée sans merci... et que sont développées les activités pacificatrices confiées à l’armée... en l’absence, ou du moins devant la faiblesse de l’effort civil que j’avais demandé trois ans avant.

« Nous entrons dans une troisième phase. Je l’appellerai sans détours, avec brutalité, phase de désengagement de l’armée face aux missions non militaires, caractérisée par l’interruption unilatérale des opérations offensives et la libération de nombreux prisonniers, l’ouverture d’un front urbain, la déflation des effectifs, et sur le plan politique pur, l’acheminement vers un État algérien indépendant. »

Cette situation est pleine de contradictions pour l’Armée, qui, attachée à l’Algérie, court sur sa lancée. Nous devrons compter avec la « sensibilisation » de l’armée depuis les événements d’avril. Elle s’ajoute en surimpression à l’attachement de nos cadres (et aussi de nos soldats) pour des coins de terre où l’armée a tant peiné, à ses écoles et à ses infirmeries qu’elle a créés, aux nouveaux villages qu’elle a construits, à toutes ses réussites dans le bled qui sont sa fierté. Depuis mai 1958, elle a pris des engagements, en suivant d’ailleurs les instructions du pouvoir.

Il faut donc changer les missions de l’armée, faire effort sur la sécurité et réduire les tâches de pacification. L’armée et la nation doivent être informées sans tricherie de notre politique militaire en Algérie. Une campagne d’information psychologique devrait précéder une déclaration gouvernementale. Par discipline, l’armée se résoudra alors à « se désengluer » des problèmes non militaires. La nouvelle directive sur les missions doit suivre la définition nette, précise et ferme par le gouvernement de sa politique militaire en Algérie.

Le problème qui se pose est celui de la dépolitisation de l’armée. Les conflits d’Indochine et d’Algérie ont été politisés. Les gouvernements ont engagé l’armée dans des tâches non militaires. L’action psycho-politique a été acceptée par le commandement et le gouvernement. On ne peut reprocher aux exécutants d’avoir fait cette guerre politique, et... d’avoir voulu la gagner.

Cette analyse est suivie de propositions d’études à confier au Comité de défense :

— dans l’hypothèse de l’association, les besoins de la défense en Algérie et au Sahara (bases de souveraineté, stationnement des forces, clauses de stationnement) ;

— dans l’éventualité d’un regroupement sans association réelle, les besoins minimes de la défense en Algérie, et la définition de la politique française au Sahara




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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 16:31:11

Le général Olié note enfin l’acuité des problèmes maghrébins. Il estime que nos diplomates, et l’amiral Amman, ne tiennent pas assez compte de la « duplicité musulmane ». Les ambitions de Hassan et de Bourguiba sont démesurées. Alors que le Maroc fait pression face à Béchar, et revendique le Touat, Gourara et la Mauritanie, la position de Bourguiba sur Bizerte est inadmissible. Il ne faut pas lui céder.

Le général Olié avait-il été convaincu par de Gaulle de la nécessité de donner l’indépendance à l’Algérie ? On peut en douter, car sa lettre du 14 juillet 1961 n’envisage que l’association et le regroupement sans association, et non l’abandon total qui sera finalement retenu.

La rupture avec le général de Gaulle intervient en juillet 1961, à la suite d’une intervention d’Olié en faveur du colonel Coustaux, éminent officier polytechnicien, et du fils du général Jacquot. Le chef de l’État le reçoit le 28 juillet, puis lui adresse un message verbal, dans lequel, après avoir pris connaissance d’une lettre de M. Messmer, ainsi que du dossier Coustaux, il écrit que :

« 1 / Le colonel Coustaux a été un participant actif et considérable à l’insurrection militaire d’avril ; 2 / cet officier doit de toute façon passer devant la justice ; 3 / ce n’est pas la lettre d’un officier général, si éminent soit-il (Olié), qui change quoi que ce soit à la culpabilité de Coustaux. Un témoignage de moralité n’est pas une disculpation ; 4 / il est déplorable à tous égards que le général CEMGDN ait pu à ce point confondre ses sentiments à l’égard d’un homme et son jugement au sujet d’une faute aussi grave.

« Je l’ai dit formellement au général Olié. S’il devait être fait état de sa lettre au cours de l’audience du tribunal, sa position dans son poste actuel, voire en activité, deviendrait sans doute impossible. »

Le tribunal ne confirmera pas ce jugement comminatoire. Il reconnaîtra le non-lieu de Coustaux, que le ministre des Armées mettra à la retraite d’office.

Le même jour (28 juillet), le général Olié écrit à M. Debré. Il lui fait part de son entretien douloureux avec le chef de l’État, et des reproches qui lui ont été infligés. « Au-delà de cet incident, écrit-il, le problème s’élargit pour moi. Aux soucis précis de santé dont je vous ai fait confidence s’ajoute la conviction que les choses, l’organisation, les hommes étant ce qu’ils sont, je ne suis pas, je ne suis plus à ma place. »

Le 16 août, après avoir reçu la lettre de démission d’Olié, le général de Gaulle lui adresse une lettre manuscrite dans laquelle il se déclare navré et très ému. « C’est l’état de votre santé, écrit-il, qui vous détermine à m’adresser cette demande... J’apprécie votre hauteur d’âme... Venez me voir à votre retour à Paris. Si votre décision est irrévocable (je voudrais) voir avec vous comment les choses devront se passer dans l’intérêt de l’armée. »

Alors que M. Debré et M. Messmer essaient de le faire revenir sur sa décision, de nombreuses personnalités expriment leurs regrets au général Olié : général Ély le 30 août, de Rougement le 21 août, de Vernejoul le 22 août, Partiot le 29 août, Martin et amiral Cabanier le 27 octobre, de Boissieu le 30 octobre (très personnelle) ; Michel Debré exprime son « souci de la manière dont l’armée apprendra votre retraite ». Le général Dodelier souhaite que son « départ ne puisse être interprété tendancieusement par l’opinion ». Il faut éviter de faire des vagues !

Dans une lettre du 29 novembre 1961, le chef de l’État fera l’éloge de la personnalité éminente d’Olié ; de « sa capacité militaire exemplaire », et exprimera le regret qu’il a de le voir partir « pour de graves raisons de santé ».

Ce n’est évidemment que le prétexte officiel, que le général Olié se gardera de démentir. Mais à côté de son désaccord sur les sanctions infligées aux officiers qui n’ont fait qu’obéir à leurs chefs, le colonel Fesneau estime que le général Olié ne voulait pas prendre la responsabilité de désengager la France de l’OTAN, mission que lui avait annoncée le général de Gaulle. Il dira qu’en cas de conflit entre sa conscience et les ordres reçus, il faut toujours choisir la voix de sa conscience.

Après son départ, il constatera que son courrier et son téléphone sont surveillés, et que Mme Olié n’est plus invitée. En 1962, il conseillera au général Partiot, commandant la subdivision de Versailles de refuser de désigner un peloton d’exécution pour le général Jouhaud. Il adressera également au Tribunal militaire un témoignage de moralité en faveur du lieutenant légionnaire Godot (ce dernier lui adresse une lettre de remerciement). Mais il refuse les sollicitations des médias :

« Sollicité d’écrire mes mémoires et souvenirs, de donner mon témoignage sur les événements, les hommes, les situations, d’accorder des interviews, ma ligne de conduite inébranlable a toujours été de décliner ces offres, du fait de mon éthique personnelle : discrétion vis-à-vis d’autrui, pudeur réservée vis-à-vis de moi-même en raison des responsabilités que j’ai exercées et aussi de mon éducation militaire. Pour certains d’entre nous, seul le silence est grand pour ce qui nous tient à cœur. »

« L’information, poursuit-il, est un mal de notre époque (un mal dans certains domaines à tout le moins, car elle est utile dans d’autres, mais c’est comme la langue du vieil Ésope : le meilleur et le pire), mal nécessaire et inévitable estime-t-on généralement. L’armée actuelle s’y donne à cœur joie sans réussir que je sache à effacer les critiques ou à secouer l’indifférence dont elle est l’objet.

« Pour défendre tel ou tel point de notre appareil militaire, un officier est bien souvent mal armé pour ne pas tomber dans le piège perfide qu’un journaliste, plus ou moins bien intentionné, peut dresser sous ses questions : nous en avons des exemples pénibles.

« Enfin, à la rigueur, on peut en appeler au témoignage d’un ancien soldat pour un fait passé et clos. On ne saurait, à mon sens, recourir à quelqu’un qui a quitté l’uniforme pour traiter un phénomène militaire toujours vivant, en constante évolution, car ce témoignage risque d’être déphasé par rapport à la politique militaire du moment, sinon même en opposition avec elle.

« L’armée d’aujourd’hui, dans son esprit, son éthique, son organisation, ses hommes et ses matériels tout autant que dans son emploi, s’éloigne de plus en plus de l’armée d’hier que j’ai servie, et elle en train d’atteindre le “point de non-retour”. »

Il fera quelques travaux de géopolitique, et n’acceptera pas les hautes fonctions qui lui seront proposées : ambassade en Amérique du Sud ou en URSS, poste de grand chancelier de la Légion d’honneur. Il rédigera quelques articles : sur le maréchal de Lattre, sur ses camarades Lemarchand et Andolenko, sur « le vieux chef » (le général Dunoyer de Segonzac), et sur « les années d’apprentissage d’un Saint-Cyrien » (cité plus haut).

Parmi les hommages qui lui ont été rendus au cours de sa carrière, on retiendra ceux du général Bridoux en avril 1941, celui du général de Lattre en juin et août 1945, celui du commandant supérieur américain en Méditerranée, qui le 23 mars 1945 cite le chef du 3e Bureau de l’Armée B, dont le rôle a été inestimable grâce à son jugement infaillible et à son appréciation sur les possibilités des unités françaises. Les services qu’il a rendus ont été un facteur décisif du succès des débarquements, et par suite, de la Libération de la France.

Le général de Gaulle, en janvier 1970, rappelle sa personnalité éminente, sa capacité militaire exceptionnelle dans son commandement du corps d’armée de Constantine, au moment le plus important des opérations et de la pacification en Algérie, puis comme chef de son état-major particulier, enfin celui de la Défense nationale. Il loue son caractère irréprochable et, par-dessus tout, une valeur morale exemplaire.

Par son expérience de soldat, et par ses écrits, sommairement rapportés ici, Jean Olié a particulièrement mis en lumière la qualité de la formation à Saint-Cyr, et le rayonnement de l’armée d’Afrique et de la Légion. Son intelligence des situations tactiques dans les campagnes du Sud-Maroc, de France et du débarquement est remarquable, ainsi que son appréciation des rapports du politique et du militaire dans la guerre d’Algérie, et sa prudente méfiance envers les médias. Sa foi religieuse, qui le conduisit au mysticisme des oblats, n’a pas besoin d’être rappelée. Mais il faut sans doute souligner, pour les jeunes générations, ce que fut sa conception de la discipline, de la fidélité et de l’honneur, qu’il a lui-même exprimée en traçant le portrait de son camarade de promotion et ami Dunoyer de Segonzac [2] :

« Par expérience, il avait compris que seule l’adhésion peut conférer à l’obéissance son efficacité et que cet assentiment vient avant tout du prestige personnel du chef. Il réussit toujours à rester fidèle à l’esprit de discipline sans renoncer pour autant à faire connaître ses convictions. Il sut aussi ne pas subir, confirmant par son exemple la valeur de son éthique. Cela ne signifie pas qu’il ne connût jamais ce combat intérieur – honneur et douleur du soldat – où l’affirmation du caractère s’affronte à l’humilité de l’obéissance. Convaincu de la nécessaire neutralité de l’armée, il fut un archétype du soldat dans la nation. C’est à l’épanouissement de la condition humaine qu’il se voua. Dans le combat qu’il mena, c’est l’homme qu’il s’agissait de sauver. »




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MICHAUX

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MessageSujet: Le nom de ce Général   Jeu 19 Fév - 16:40:37

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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   Ven 20 Fév - 14:41:36

merci papy et a neness de m avoir citer le nom et son histoire
michaux j aurais pas trouver
je me basais sur son kepi et son uniforme qui me parraissais de c'est 40 derniere années
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MessageSujet: Re: Le nom de ce Général   

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Le nom de ce Général
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